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Ananias et Saphira





Actes des Apôtres,
Annotations,   chapitre V

Bibliographie:
Rius-Camps, Las variantes del texto occidental de los hechos de los apóstoles (XI) -
Actes  4:32 à 5:16 , Filologia n°11 1998
Actes 5,17-42, Filologia n°12 1999

D. Hernandez ; Violence aux origines (Ananias et Saphira)

S Chabert d'Hyères: De quoi sont morts Ananias et Saphira?



5,1 un certain homme du nom d'Ananias et Saffura sa femme
Partout dans les Actes c'est par l'expression au datif, du nom de, qu'est introduit un nouveau personnage. Dans l'évangile Luc utilisait tantôt le datif, tantôt l'accusatif: avec le datif il indiquait un nom reçu de père en fils ou de la tradition, et avec l'accusatif un nom nouveau marquant une vocation, comme celle de Jean Baptiste par exemple. L'expression est lourde, et les auteurs du NT, à part Luc, en ont peu fait usage; son intérêt réside dans l'information fournie par la différenciation entre les deux cas. Si cette différenciation n'est pas respectée l'intérêt disparaît. En Ac 9,33;10,1;12,13; 16,1;18,2;19,24 etc. à la place du datif, l'accusatif serait attendu. Peut-être l'indifférenciation rencontrée dans les Actes vient-elle de la main d'un scribe qui souhaitait uniformiser le texte par ignorance d'un usage hébraïque.
Ananias comme le grand-prêtre Anne, et Jean avaient dans leur nom la même racine hébraïque , grâcié.
 

5,2 la femme étant même complice.
συνειδυίας, génitif féminin singulier; un verbe absent des livres bibliques et employé une fois par Paul (I Co4:4); “la femme” et non "sa femme"; la complicité est le premier sens donné par le dictionnaire. Si elle  n'était pas l'inspiratrice à l'origine de la faute comme Eve au jardin d'Eden, elle était complice.
Femmes et enfants se retrouvaient avec les Apôtres et la mère de Jésus au ch 1. C'était la deuxième fois qu'il y avait présence de la femme dans les Actes; une fois sur deux elle y est un obstacle à la Parole.

5:2b Il déposa aux pieds des Apôtres
La voix moyenne suppose un acte fait pour lui-même

5,3 le Saint* Esprit
Même formulation et ordre des termes qu'en Lc 12,12 où L'Esprit Saint est celui qui enseigne ce qu'il faut dire. Ananias a trompé la parole donnée; il a trompé l'Esprit Saint lui-même.
tu dérobes de manière sacrilège au montant
Les deux emplois bibliques de νοσφίζομαι sont:
- Josué 7:1:Les fils d'Israël se rebellèrent d'une grande rébellion et soustrairent à l'interdit.(hébr: Les fils d'Israël se rebellèrent pour se rebeller contre l'interdit).
- 2M4:32:2 M 4:32 : Convaincu de saisir une occasion favorable, Ménélas déroba quelques vases d'or du sanctuaire.
Ce verbe n'a pas d'équivalent hébreu et il a été inséré par le traducteur de la LXX dans le Livre de Josué comme une glose explicative. Dans l'un de ses sens courants il signifie “dérober” , mais il a pris, par son emploi en Josué 7:1, une signification restreinte puisque Philon d'Alexandrie et Flavius Josèphe ne l'ont utilisé qu'en référence à lui ( Vie de Moïse I, (45), 253 et AJ IV,274). L' utilisation dans le livre des Maccabées manifeste que l'usage de νοσφίζομαι s'étendait au domaine du sacré dans son entier. En y ayant recours dans les Actes des Apôtres, Luc lui accordait un sens précis; s'il ne faisait référence à Josué 7:1, il conférait à l'acte d'Ananias un caractère particulier que la traduction par “dérober” ne permet pas de comprendre; en effet Ananias ne pouvait être accusé de dérober ce qui lui appartenait. La traduction "soustraire de manière sacrilège“ tend à s'approcher du sens.
C'est ce qu'a développé Jean Chrysostome dans son Homélie sur les Actes,12:1,: «Si un homme qui a ramassé du bois est lapidé, à combien plus forte raison doit l'être un voleur sacrilège. Or, cet argent était déjà sacré. Par conséquent, celui qui avait voulu vendre son bien et en donner le prix, devenait certainement sacrilège en en soustrayant une partie.» Lié par un voeu qui sacralisait le domaine, Ananias devait rendre compte à Dieu. Cette lecture justifie l'affirmation de Pierre selon laquelle Ananias avait menti à L'Esprit Saint.

5,4 οὐχὶ μέσον σοὶ ἔμενεν καὶ πραθὲν ἐν τῇ [.] ἐξουσίᾳ ὑπῆρχεν;
Est-ce que dans l'intevalle il ne restait pas à toi et vendu n'était-il pas à disposition sous l'autorité ?
- μέσον , un accusatif de durée; cette forme adverbiale signifie "dans l'intervalle" (cf J Rius Camps). Quel intervalle? En fonction de la traduction de νοσφίζομαι auv 3, on peut comprendre qu'il s'agit de l'intervalle entre la promesse du don, et la vente du domaine. Ananias s'était engagé à donner le montant, dans la mesure où il vendrait son bien. Dans l'intervalle il en était le maître.
- καὶ πραθὲν ἐν τῇ [.] ἐξουσίᾳ ὑπῆρχεν : il n'y a pas le pronom "ton" devant "autorité"; le sujet du participe est le même, sémantiquement, que celui du verbe de la principale et de la phrase précédente : “vendu, le domaine n'était-il pas à la disposition sous l'autorité?”...
ce qui ne signifie pas grand chose. Vendu, le domaine n'importait plus; par contre la question était de savoir à qui revenait le montant de la vente. Pour redonner du sens à la phrase, il faut donc ne pas attribuer un même sujet au participe et au verbe:
“le domaine vendu, le montant n'était-il pas sous l' autorité?”
L'autorité de la communauté pensait Pierre.
L'autorité d'Ananias diront les copistes en ajoutant le pronom σῇ
La correction de μέσον (pris pour une dittographie) par μένον dans le texte alexandrin a laissé tel quel le problème sémantique et donné lieu à des traductions diverses:
οὐχὶ μένον σοι ἔμενεν καὶ πραθὲν ἐν τῇ σῇ ἐξουσίᾳ ὑπῆρχεν;
- Quand tu avais ton bien, n'étais-tu pas libre de le garder, et quand tu l'as vendu, ne pouvais-tu disposer du prix à ton gré? (trad. BJ)
- S'il n'eût pas été vendu, ne te restait-il pas? Et, après qu'il a été vendu, le prix n'était-il pas à ta disposition? ( Darby, Louis Segond)
bliogr: D Hamidovic, la remarque énigmatique d'Ac 5,4 dans la légende d'Ananias et Saphira .

5,4a pour quelle raison as-tu mis dans ton coeur de mal faire ainsi ?
L'accusation lancée par Pierre était sans ambiguité; au v.3 il nommait Satan comme auteur du mensonge: “Pourquoi Satana-t-il rempli ton coeur”; dans cette nouvelle interrogation il cherchait à savoir pourquoi et qu'est-ce qui avait conduit Ananias à mal agir. Que Satan ait été l'auteur du mensonge présenté à la communauté, n'expliquait pas comment ni pourquoi Ananias avait pu lui céder.
πονὴρον serait adverbial, comme l'a compris le Latin correspondant.(cf Rius Camps op cit). Pierre mettait l'accusé devant la réalité et la gravité de sa faute.

5,4b Ce n'est pas aux humains que tu as menti mais à Dieu.
Si le récit ne rapporte pas de mensonge dit par Ananie , sa faute est à comprendre à travers le recours à l'allusion (cf v précédent). Dans les communautés Esséniennes, ceux qui dissimulaient partie de leurs propriétés étaient exclu pendant un an. La faute sacrilège d'Ananias était plus grave.

5,5 Mais Ananias tombant subitement perdit conscience.
L'adverbe παραχρῆμα appuie l'effet dramatique de l'épisode; il revient au v 10 pour la mort de Saphira, renforçant le parallélisme entre les deux morts subites.
Dans la LXX, l'adverbe accompagne des évènements dramatiques comme en Nb 12:4 où Myriam et Aaron interrogeaient Moïse sur le renvoi de sa femme Cippora; la mise en doute de Moïse, ce proche de Dieu, amena sur Myriam la lèpre et son exclusion momentanée.
Dans l'évangile, l'adverbe souligne la simultanéité entre des paroles et des évènements marquant la miséricorde divine , notamment la venue de Jean (Lc1:63). Sa connotation est généralement positive comme dans les autres épisodes des Actes ( Ac 3:7,9:18; 12:23; 13:11 16:26,33). Il apparaît au moment de l'arrestation de Jésus: "Et tout à coup, comme il parlait encore,un coq chanta" (Luc 22,60)
En inscrivant παραχρῆμα dans la tragédie d'Ananias et Saphira, le rédacteur ne rappelait-il pas au lecteur comme à Pierre , cette autre tragédie du reniement?
n De quoi sont morts Ananias et Saphira?
 
5,8, je te demanderai si donc vous avez vendu le domaine, tant
[dis-moi]
Avec Ἐπερωτήσω σε , Pierre semblait ne pas interroger directement, se contentant de laisser la femme se dénoncer elle-même. Le verbe est souvent lié à l'interrogation des choses divines, des oracles. Pierre semblait se contenter d'être un intermédiaire entre le divin et cette femme.
- ἀπέδοσθε: vous avez vendu. Des emplois bibliques ce verbe est utilisé lorsqu'il s'agit d'éloigner de soi un bien ou une personne jugés encombrants (ainsi Joseph vendu par ses frères Ac 7:9). L'intention du couple était de se débarraser d'une propriété cause de soucis   tout en profitant de la reconnaissance apportée par un don fait à la communauté.
Pour Jean Chrysostome Pierre cherchait à sauver Saphira: «Il voulait la sauver, car le mari était l'auteur de la faute. C'est pourquoi il s'empresse de lui offrir l'occasion de se justifier et la faculté de se repentir. C'est ce qui lui fait dire : « Répondez-moi : est-il vrai que vous avez vendu votre champ un tel prix? »J Chrys, Ac Ap, H12.1
A l'inverse,Voltaire lisait dans l'attitude de Pierre un piège : Ensuite Saphira vient, et Pierre au lieu de l’avertir l’interroge; ce qui semble une action de juge. Il la fait tomber dans le piège en lui disant: « Femme, dites-moi combien vous avez vendu votre champ. » La femme répond comme son mari. Il est étonnant qu’en arrivant sur le lieu, elle n’ait pas su la mort de son époux; que personne ne l’en ait avertie; qu’elle n’ait pas vu dans l’assemblée l’effroi et le tumulte qu’une telle mort devait causer, et surtout la crainte mortelle que la justice n’accourût pour informer de cette mort comme d’un meurtre. Il est étrange que cette femme n’ait pas rempli la maison de ses cris, et qu’on l’ait interrogée paisiblement comme dans un tribunal sévère, où les huissiers contiennent tout le monde dans le silence. Il est encore plus étonnant que saint Pierre fui ait dit: « Femme, vois-tu les pieds de ceux qui ont porté ton mari en terre? ils vont t’y porter. » Et dans l’instant la sentence est exécutée. Rien ne ressemble plus à l’audience criminelle d’un juge despotique. Dictionnaire Philosophique (Apôtres).


5,9 Pour quelle raison cet accord entre vous pour tenter l'Esprit saint ?
συνεφώνησεν: verbe à la voix active; le sujet n'est pas indiqué et il peut être pris pour un impersonnel; mais il faut plutôt entrevoir ici le même sujet qu'au v 3 : Satan. Génèse 3 habitait la pensée de Pierre.C'est la "symphonie" du couple que Pierre mettait en cause et que Luc avait   signalée au v.1 et 2. Leur connivence faisait problème; au-delà de l'enjeu financier, au-delà du mensonge formulé, n'apparaissait-elle pas comme une menace pour la communauté naissante?
À Saphira qui lui avait menti (v 8) Pierre ne reprochait pas son mensonge mais “d'avoir tenté l'Esprit du Seigneur”, ce qui est explicitement la faute satanique (cf Lc 4: 12). N'était-elle pas l'instigatrice de la faute?
Cet épisode préparait l'évènement du chapitre 6 quand les responsabilités liées à l'intendance furent confiées à des diacres hommes.

5,10 Les jeunes gens l'enveloppant
Inversion des premières lettres du verbe qui devait être le même qu'au v.6, puisque la mort de la femme était écrite dans un étroit parallèle avec celle du mari. Cette page présente à plusieurs reprises des erreurs de copiste (v 9, 12,16,18) .
n De quoi sont morts Ananias et Saphira?

Ce récit d'Ananias et Saphira trouve un écho au chapitre 5 de l'Épître de Jacques, dans son imprécation contre les riches:
1 -  Eh bien maintenant, vous les riches, pleurez en gémissant sur vos malheurs qui vont s'abattre. 2 Votre richesse est pourrie, et vos vêtements s'avèrent mangés par les larves.
3 Votre or et votre argent sont rouillés; et leur rouille en viendra en témoignage contre vous, et mangera vos chairs comme un feu. Vous avez thésaurisé dans les derniers jours!...

7 ... l'avènement du Seigneur est proche. 9 ... voici, le juge se tient à la porte...12 Avant toutes choses, mes frères, ne jurez ni par le ciel, ni par la terre, ni par aucun autre serment. Mais que votre oui soit oui, et que votre non soit non, afin que vous ne tombiez pas sous le jugement.
Jacques qui assistait Pierre (cf Gal 1:19) a pu vivre l'évènement avec autant d'intensité que lui.


5,12 au portique de Salomon
Selon une orthographe indéclinable , ancienne, comme en 3,11. Cette dénomination évoquait les jugements rendus par le roi Salomon et son rappel ici servait à appuyer la justice rendue par Pierre.

5,15 afin qu'à la venue de Pierre, au moins l' ombre couvre certains d'entre eux. Car ils étaient délivrés de toutes maladies, selon ce qu'avait chacun d'entre eux.
De quelle ombre s'agit-il puisqu'il n'y a pas de pronom pour la déterminer? Luc n'a pas écrit que l'ombre de Pierre guérissait, bien que ce soit l'interprétation courante. Le verbe couvrir d'ombre en Lc 1,35 est associé à l'Esprit Saint, et Pierre même était considéré comme rempli d'Esprit Saint (Ac 2,4 et 4,8). Au lieu de lui prêter des pouvoirs paranormaux Luc ne faisait-il pas plutôt allusion à l'oeuvre de l'Esprit Saint à travers la présence et les gestes de Pierre? La seconde phrase, propre au codex Bezae, répercute un verset de l'évangile; la guérison était considérée comme une délivrance; si tous n'étaient pas guéris toutes les maladies par contre étaient prises en compte.
 
5,21 Arriva alors le grand Prêtre et ceux joints à lui pour s'être réveillés à l'aube. Et ayant convoqué le Sanhédrin...
Cette annotation du codex Bezae témoigne que les réunions du sanhédrin pouvaient se tenir de très bonne heure aux premières lueurs du jour; et c'est une convocation officielle du Sanhédrin à laquelle allaient procéder les grands-prêtres (même verbe qu'en Lc 23,13 pour la convocation du peuple par Pilate).
 Bibliogr J Rius Camps, Variantes du texte occidental du texte des Actes, V,17-42 http://www.bsw.org/?l=72121&a=Art07.html
 
5:26 de force ou avec violence.
Pour pouvoir ramener les Apôtres devant le sanhédrin, les autorités durent utiliser la force.

5:29 La première phrase du verset s'intercale mal entre le discours du [grand]-prêtre  et celui de Pierre auquel elle a fini par être ajoutée car on la trouve à la fin du verset dans les autres mss.

5:30 vous avez tué de vos mains.
Le verbe est une autre fois dans les Actes en 26:21. Il implique une action commise “directement”. L'accusation de Pierre se faisait plus virulente, puisqu'il accusait les grands-prêtres du meurtre. Les paroles de Gamaliel allaient lui faire écho(Ac 5:38).

5:36 Theudas se disant quelqu'un de grand
L'adjectif “grand” a disparu des manuscrits de la tradition Alexandrine. À comparer avec Ac 8:9 où cette qualité est revendiquée par Simon le magicien. Theudas avait une prétention messianique comme celle de grand-prêtre (?).

ὃς διελύθη, αὐτὸς δι᾿ αὐτοῦ : celui-ci fut désagrégé, de son propre fait.
le verbe signifie dissoudre, disperser, désagréger, disloquer ( Ac 27:41). Xénophon y eut recours pour le corps qui, à la mort se décompose et disparaît. Comme au verset suivant il est dit que Judas le Galiléen “lui aussi périt” , le lecteur est amené à comprendre que Theudas avait mis fin à ses jours. Comment? La formulation n'est pas moins inhabituelle que pour la mort de Judas (Ac 1:18), et elle ne permet pas de conclure. Elle fut retouchée dans le TA. Le verbe διελύθη auquel était conféré le sens habituel “disperser”, fut reporté dans la phrase suivante, et διελύθη fut remplacé par ἀνῃρέθη, “il fut supprimé”; c'était conforme à l'épisode rapporté par Flavius Josèphe en AJ 20:97 où  un certain Theudas avait persuadé un grand nombre qu'il était capable de leur faire passer le Jourdain à pied sec; l'armée romaine intervint en tua beaucoup et ramena la tête de Theudas. Mais ces faits se passsaient sous le procurateur Cuspius Fadus en 44-46 alors que le discours de Gamaliel fut prononcé vers 31. Son Theudas s'était manifesté avant Judas le Galiléen qui, selon Flavius Josèphe, s'était révolté en 6. Les copistes du TA semblent avoir pris les deux Theudas pour un seul et même homme. Selon le codex Bezæ Cantabrigiensis, le personnage auquel se référait Gamaliel avait lui-même mis fin à son rôle messianique, tandis que l'autre avait été décapité. Ils ne sauraient donc être confondus.

5,38 Frères!
Gamaliel appelait les membres du Sanhédrin "ἀδελφοί". Le mot avait la même acception large que le français "frères". Gamaliel fut le maître de Paul mais celui-ci ne devait pas partager les visées de son maître, puisqu'il assista au meurtre d'Étienne.

Sans souiller vos mains
Gamaliel semblait donner raison à Pierre qui accusait les membres du Sanhédrin d'avoir tué Jésus de leurs mains; il les mettait en garde de ne pas les souiller (à nouveau) en supprimant les Apôtres. Mais surtout il faisait écho à la parole du[grand]-prêtre: vous voulez faire retomber sur nous le sang de cet homme là, une parole reprise et amplifiée par l'évangéliste Matthieu (Mt27:25).


5,41 pour le Nom ils avaient été jugés dignes d'être maltraités
Pour le Nom : - Convient-il de considérer sous ce vocable le Nom divin auquel aurait été associé le nom de Jésus jusqu'à lui être identifié?  Sinon "le nom du Messie"  - seul nom par lequel nous soyons sauvés,  disait Pierre (cf Ac4,12) - et que la tradition midrashique estimait être dans la pensée de Dieu dès avant la Création ?
 
5,42"Annoncer le Seigneur JésusChrist” est compris par les auteurs de "the message of Acts”, p355-6 comme l' annonce que Jésus Christ est le Seigneur (announcing that the Lord was Jesus the Messiah), c'est-à dire que Le Seigneur des écritures juives est Jésus, le Messie.
L'objet de l'annonce n'est plus seulement la bonne nouvelle apportée par Jésus ou les signes accomplis en son nom, mais son identité même. Annoncer le Messie c'est annoncer le Seigneur Jésus Christ.